- Analogique
- Un signal analogique est par définition analogue à ce qui le génère (plus une image vidéo est lumineuse, plus le niveau du signal vidéo qui la représente est élevé). Comme un signal d’alimentation électrique les signaux vidéo PAL, Y/C et RGB sont des signaux analogiques. Un signal analogique peut varier de façon continue contrairement à un signal numérique qui est constitué de valeurs, codées en tout ou rien, représentées par les chiffres 1 et 0. Un signal analogique peut être plus dynamique et chaleureux, qu’un signal numérique, mais il est limité en résolution par son rapport signal/bruit et il est très sensible aux parasites.
Les signaux vidéo analogiques sont constitués de trois composantes fondamentales qui sont :
• La « luminance » c’est le signal noir et blanc.
• La « chrominance » c’est le signal couleur.
• La « synchronisation » dit « synchro » c’est la stabilité de l’image.
Lire aussi : Vidéo composite, Y/C & S-Vidéo, RGB S
- Angle de champ
- Angle maximal cadré par un objectif. Cet angle exprimé en degrés est en rapport avec la focale de l’objectif. Les courtes focales sont « grands angles » et les longues focales sont « téléobjectifs ».
- Angle de vision
- Se dit de l'ouverture avec laquelle il est possible de regarder un écran vidéo sans modification des couleurs et des contrastes. Cette notion est très importante pour les écrans plats.
- Anti moiré
- Appelé aussi « fiber filter » ou autres selon les fabricants. Ce réglage que l’on trouve sur certaine caméra permet de filmer l’image d’un fibroscope en supprimant l’effet de moiré dû à l’interférence entre les fibres du faisceau image et les pixels du CCD de la caméra.
- Antireflet
- Traitement des surfaces optiques tendant à minimiser l’effet de reflet. C’est une couche de fluor déposée sous vide à la surface du verre pour le rendre encore plus transparent en améliorant son rendement lumineux.
L’inconvénient majeur de cette couche superficielle est sa fragilité, elle se raye facilement. Pour éviter de la dégrader il faut prendre des précautions lors de l’essuyage.
On peut trouver ce traitement sur ; le hublot de l’objectif de la caméra (si l’objectif de la caméra se démonte : sur les deux hublots d’étanchéité de l’objectif et sur le hublot d’étanchéité de la caméra). Il est peu probable de trouver ce traitement sur l’oculaire des endoscopes et il n’y en a pas sur l’extrémité distale des endoscopes car cette partie étant soumise à des contraintes permanentes les rayures seraient inévitables.
- Artefact
- Effet instable et désagréable provoqué sur l’image. Il peut être dû à la structure du capteur (moirage) ou à la compression (suivant le niveau de qualité). Exemple d’artefact : le moirage qui peut se produire lorsque l’on capte l’image d’un fibroscope avec une caméra CCD. Cet effet disparaît si l’on dé focalise très légèrement l’image (effet de flou très léger et imperceptible). Depuis les années 2000 les problèmes liés aux capteurs et aux traitements internes se sont beaucoup améliorés et ont a vu apparaître des modes de réglages électroniques spécifiques pour la prise de vue sous fibroscope (anti moiré)
- Asservissement
- Lire aussi : Automatique
Action d’asservir un individu ou une chose à un ordre extérieur.
En électricité ou en électronique l’asservissement est un signal électrique produit par une machine pour en piloter une autre, ont dit que la machine qui donne l’ordre émet un signal de consigne. En vidéo endoscopie on peut trouver ce signal entre une caméra et une source de lumière dite automatique. Dans ce cas la caméra délivre un signal de consigne proportionnel au signal vidéo (ou le signal vidéo lui-même) pour asservir la fonction réglage de la puissance lumineuse de la source. Ce signal est porté par un câble reliant la caméra à la source et la réponse de la source est inversement proportionnelle à la puissance du signal vidéo. C’est à dire que plus le signal émis par la caméra et faible plus la source augmente sa puissance et inversement.
- Auto-shutter
- Lire : Shutter
C’est un système électronique pouvant équiper les caméras d’endoscopie depuis 1992. Sa fonction est la limitation des éblouissements dus à une lumière trop forte ou à des reflets. En endoscopie le shutter doit être utilisé en automatique, la fonction manuelle ne présente aucun intérêt. Sur la face avant des boîtiers de réglages de la caméra on peur trouver le symbole d’un diaphragme pour représenter le shutter. Sur les caméras analogiques l’inconvénient du shutter est que ce système gère l’image dans son ensemble, un éblouissement localisé conduit inévitablement à l’assombrissement général de l’image (comme le système de régulation des sources de lumière). Pour pallier totalement cet inconvénient il faut des systèmes numériques capables de gérer l’image point par point. Les caméras numériques actuelles (2006-07) permettent de gérer l’image par zone c’est mieux mais… peut mieux faire…
- Automatique
- Lire aussi : Asservissement, Auto-shutter, Gain, balance du blanc.
Qui s’accomplit sans intervention de la volonté.
Attention en endoscopie sous vidéo ce mot est dangereux. Il est employé à tord et à travers. La phrase : « C’est automatique ca marche tout seul » souvent sous entendu « surtout ne touchez à rien » a sûrement été prononcée la première fois, de bonne intention, pour rassurer. Mais c’est sûrement cette petite phrase qui a fait le plus de mal à la confiance des utilisateurs en eux même. Lorsque ce mot est prononcé « automatique » attachez-vous à comprendre ce qui est automatique. Quelle fonction de quel appareil ? Et surtout quelles sont ses limites, car automatique n’est pas magie, et souvent: automatique mal maîtrisé = piège.
- Balance du blanc
- Equilibrage de la colorimétrie de l’image captée par une caméra vidéo couleur. Dans la limite de ses possibilités, la balance du blanc d’une caméra corrige la dominante colorée émise par la lumière qui éclaire la scène filmée. Ce qu’on appelle couramment « balance des blancs » est plutôt une « balance du blanc » ou une « balance des couleurs », car le blanc recherché est en théorie unique et il y a trois couleurs à équilibrer (les couleurs de base utilisées en vidéo sont le plus souvent : le rouge, le vert et le bleu ou en anglais Red, Green, Blue soit « RGB »)
- Balance du noir
- A mon avis ce terme n’est pas très bien choisi ; Il serait plus juste de parler de l’ajustement du niveau de noir. Ce réglage consiste à étalonner la base, le pied du signal vidéo, c’est à dire le seuil à partir duquel existe un signal vidéo. En simplifiant, on peut dire qu’en vidéo le noir n’existe pas ou que le noir est équivalent à l’absence de signal (par exemple, un point noir sur un écran vidéo cathodique à toujours la nuance de gris de l’écran éteint d’où l’importance d’utiliser des écrans qui lorsqu’ils sont éteints sont le plus noir possible ou au moins gris foncé. Pour les écrans plats il faut tenir compte du niveau de noir de l’écran lorsqu’il est sous tension.)
- Bande Passante
- C’est la quantité d'informations qu'un système peut transmettre à un instant donné. La bande passante d’un signal vidéo analogique détermine sa résolution.
- BIT
- Binary Digit
Information minimale en informatique et en électronique qui ne peut prendre que deux états : 0 ou 1. En informatique la juxtaposition des bits permet des codages offrant 16 valeurs (4 bits), 256 (8 bits), 4096 (12 bits), 65536 (16 bits), 16 millions de valeurs (24 bits), plus de 32 bits et bientôt 64…
Ne pas confondre avec byte (octet=8 bits).
- Blanc
- En termes de perception visuelle « le blanc » reste un mystère. La notion de blanc comme la notion de couleur sont des valeurs toutes relatives dans lesquelles le cerveau de chaque individu à sa part de responsabilité. En termes scientifiques le blanc se mesure en Kelvin (K). Le blanc choisi comme référence pour la télévision se situe à 6500 K. Ce blanc est souvent présenté, par soucis de simplification, comme la somme de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. En optique il suffit de trois couleurs complémentaires pour créer un blanc, par exemple ; un rouge, un vert et un bleu. En effet, si vous prenez trois projecteurs de lumière de théâtre, que vous filtrez l’un en rouge, l’autre en vert et le troisième en bleu, vous vous apercevrez en projetant ces trois sources lumineuses, de façon convergeante et simultanée, sur une surface neutre (blanche) que leur somme est une lumière blanche.
- Blindage
- Protection électromagnétique, appliquée à un câble à un circuit ou à une carte électronique, pour le protéger des parasites pouvant perturber le signal. La qualité du blindage est importante. Les techniques usuelles de blindage reposent sur un écran conducteur sous forme d'une tresse métallique, d'un feuillard et/ou d'une couche conductrice.
- Bruit
- Terme utilisé en vidéo pour qualifier une image analogique perturbée on peut également l'appeler "Souffle" ou "neige". Le bruit est produit par les composants électroniques (bruit thermique). Il doit être le plus bas possible. Il est souvent amplifié par la fonction "gain".
- Câble coaxial
- Câble muni d’un conducteur central et d’une masse périphérique. On utilise ce type de câble pour les signaux audio et les signaux vidéo composites et RGB et pour certains signaux numériques. Il faut noter que les câbles audio et les câbles vidéo n’ont pas la même résistance électrique. La résistance courante en vidéo est 75 ohms. Il ne faut pas utiliser un câble audio pour transporter un signal vidéo, même si les fiches sont compatibles.
- Câbles de lumière
- Câbles à Fibres optiques :
Dans ces câbles la partie conductrice de la lumière est constituée d’un faisceau de Fibres optiques. Ces fibres peuvent être 10 fois plus fines qu’un cheveu. Dans un système d’endoscopie, il faut admettre que les câbles de lumière fibrés sont des pièces d’usures, et que leur vieillissement est normal et inévitable. La peur de les manipuler et du à une réputation de fragilité mal comprise. Certain considère l’usure des câbles comme une chose anormale ou systématiquement liée à un accident ou à une erreur de manipulation. Il est plus que temps de mettre un terme à cette légende souvent douloureuse pour ceux qui la subissent sans comprendre et sans pouvoir rien n’y faire.
Expliquons-nous :
Les fibres qui constituent ces faisceaux peuvent subir des courbures bien supérieures aux gaines qui les entourent et on constate que les points de ruptures sont en faible proportion répartis sur toute la longueur d’un câble. Les points de faiblesses majeurs se trouvent vers les extrémités, aux endroits précis ou les fibres quittent les parties collées ou compactées pour redevenir souple. En conclusion, en dehors des accidents, les gestes qui usent un câble fibré sont en quasi-totalité des gestes per-opératoires inévitables. Il est donc indispensable de considérer ces câbles de lumière comme des pièces d’usures. Comme toutes pièces d’usure ils doivent être régulièrement contrôlés afin d’être rejetées avant de poser un problème per-opératoire du à la perte de lumière provoquée par l’usure inévitable.
Câbles à gel ou à cristaux liquides :
Ces câbles remplis d’un gel transparent (souvent à base de sels de mercure...) présentent un avantage au niveau du vieillissement car, ne possédant pas de fibres, ils sont moins fragiles. Ils présentent en revanche deux inconvénients notables ; le premier est leur rigidité qui les rend difficilement manipulable, le deuxième est qu’il transporte une chaleur plus importante qui aggrave le risque de brûlure per-opératoire très souvent ignoré.
Dans tous les cas la chaleur de l’extrémité distale de l’optique doit être contrôlée par l’utilisateur. Elle ne doit pas dépasser 42°C. Pour réaliser ce contrôle il suffit de placer son doigt à l’extrémité distale de l’optique pendant quelques secondes après avoir mis tout le système lumière en marche (Source de lumière + câble de lumière + optique). Ce contrôle ne vaut que pour l’ensemble testé, et doit être fait pour toutes les associations possibles (source, câble, optique).
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